Saturday, October 25, 2008

Une étonnante conclusion



Cher Journal,

J’ai passé ces dix derniers jours à faire la fête. Tu ne m’en veux donc pas pour mon absence subite.
Il m’a fallut me venger sur une bonne dizaine d’hommes pour enfin me rassasier et oublier, si oublier est tant soit possible, mon amour perdu.
Je t’avoue que finalement c’est une bonne chose d’avoir ses petits bobos du cœur. On s’en sort toujours plus ragaillardi et surtout avec le souvenir de ces nuits blanches à se mettre dans des lits inconnus, appartenant à des hommes tout aussi nouveaux, qui nous poussent souvent à nous remettre en question (genre : pourquoi diable je suis restée fidèle à un seul homme pendant deux mois ?).
Un pur plaisir, et là tu peux aller jusqu’au troisième degré si cela te chante, d’explorer de nouveaux horizons et de se laisser aller à la découverte des hommes, dans leur bêtise la plus totale, celle de s’adonner au plaisir au premier soir et d’appeler tout de même au deuxième.
D’ailleurs, je pense finalement avoir compris pourquoi ils insistent tant pour une deuxième fois. C’est que la première ils n’auraient tout simplement pas fait leurs preuves.
Un homme c’est une bête sauvage qui se jette sur sa proie pour… ? Le pouvoir voyons !
Si la bonne petite proie est conciliante, pire, si par malheur elle est tout aussi consciente de son désir et l’assume amplement, alors là, l’homme en perd les moyens. Il ne peut déguster le plaisir pur sans faire valoir son pouvoir.
Impressionnant non ? Impressionnant surtout que j’en sois à ma trentaine (d’années pas d’hommes !) pour enfin arriver à cette conclusion si triviale.
Cher journal, les hommes et le pouvoir font bon ménage et vu que je n’aime point les ménages à trois, je me confine dans mon petit monde solitaire et je les renvoie eux et leur pouvoir aux rendez-vous clandestins de minuit.

1 comment:

Fedwa said...

la trentaine c'est bien l'âge des résolutions... les bonnes j'entends alors prends-en de meilleures