Thursday, October 9, 2008

Ah les hommes!


Cher journal,

RAS !
Rassasiée à satiété ? Repue à souhait ? Eh ben non ! J’aurais évidement bien voulu, mais non !
J’ai vu Ali après la sortie du bureau dans l’espoir de conclure, évidement ! Tu as l’air d’avoir deviné. RAS ! Rien à signaler.
Je ne comprends pas comment un homme dans la force de l’âge, beau spécimen, plein de vitalité et de ressources créatives, en arrive à tomber amoureux de la sorte, et avec cette sornette invention de romantisme, perdre complètement la jugeote masculine qui fait que n’importe quel homme, sain d’esprit et d’hormones, pense d’abord à consommer avant de verser dans l’affectivité gratuite !
J’en suis toute enragée !
Pourtant j’ai pris un soin particulier à mettre des sous-vêtements en dentelle noire, sous un chemisier blanc transparent. Ahurissante de mauvais gout, je le sais, mais du moins je me préfigurais qu’il ne pourrait se permettre de rater ce message trop maladroit, excessivement direct.
Que nenni !
Le brave homme s’est présenté avec un bouquet de roses, rosâtres mais cela à la rigueur on peut le mettre sur le compte de son ignorance, pavanant comme un paon avec son costume italien taillé près du corps…son beau corps d’athlète qui me rend folle même en jogging délabré. Il m’a emmenée ensuite faire un tour en voiture, en me faisant écouter du Brel et en me racontant des balivernes sur ses sentiments, un peu trop sincères à mon gout.
Ou qu’il ne se rend franchement pas compte de ce que je trimballe comme idées lascifs au seul contact de son bras, ou que je suis une damnée qui se fait clairement punir par le bon Dieu à travers l’archange Ali !
Je t’épargne le récit stérile et pénible à la fois de mes tentatives acharnées pour lui soustraire un soubresaut de lucidité, une sorte d’éveil de ses méninges et des vaines veines qui coulent direction terre. Ce fut un terrible échec !
Cher journal, si l’amour rend les femmes exaspérantes et poisseuses, il fait des hommes des êtres exécrables d’idiotie, ne faisant plus la différence entre une femme et une glue !

3 comments:

Farid said...

Allons, là tu déconne maha, il est déjà cuit ton mec, et c'est ce que tu voulais non? Tu n'as qu'à le dévorer désormais. qu'est ce que tu attends??
PS: "pourtant j'ai mis un soin...blanc transparent". Toi, tu lésine vraiment pas sur les moyens, et t'es surtout bonne pour la camisole, j'en étais sûr, tant mieux pour la galerie.

Maha said...

Cher Farid, tout est dans l'art et la manière de le faire, ce qui consiste essentiellement à s'affranchir des élans du coeur.
PS: tu commence à réfléchir comme ma psy et ce n'est pas vraiment sain :)

Anonymous said...

Anyway t'as dû prendre plus de plaisir à t'habiller pour la perspective en forme de G qu'à babiller en voyant s'éteindre les promesses d'étreinte à chaud... So complexés nous serions devenus, pétris de tabous et de freins, saturés de doutes sur la courbe de nos performances face à ces croupes quasi blasées ?? Que nenni Les Filles ! Tant que le Yug respirera sous le ciel, aucune yourte ne gélera et aucune tartine ne séchera... Les gars, un coup de main à défaut de faire la queue pour le service du matin ! G déjà Agadir et tout le Souss à satisfaire chaque aprés midi et chaque nuit... Par paires le plus souvent et de couple point... Par ici, on est déjà passé à la mode tripodes voire quadripodes (tout dépend de l'humeur du guYug ).

@ Farid : Que veux tu qu'elle dévore, un tas de gélatine en jeans ? Ou la dernière saveur de confiture aux potirons ? T'as pas compris que le bogosse c'est de la gelée qui ne réussit pas encore à oublier les plaisirs interdits étrennés sur les rails de coke (l'ONCF c'est bien mieux pourtant ... Suffit de s'agripper aux portes des wagons et d'aller et revenir ... Une fois le vide, une fois le plein...) Bizarre y aucune psy par ici ! A croire que nous les Soussi(e)s on est definitly incurables.